L ’idée fondatrice, et une des principales motivations des organisateurs, est de faciliter et de permettre l’accès à la culture pour tous. Nous pensons que la culture n’est pas une marchandise mais un droit, et que la solidarité est une valeur qu’il faut développer. Le Sud Sauvage est un lieu idéal pour mener à bien ce projet : c’est en effet une micro région de la Réunion, touchée par plus de 50% de chômage, où la population a un accès plus difficile à l’offre culturelle en général et au spectacle vivant en particulier.
En participant à notre festival, les artistes contribuent à corriger cette inégalité et permettent d’apporter la culture à des populations désireuses et curieuses de la découvrir. Par leur participation, les artistes nous aident à faire de l’éducation populaire et contribuent à fabriquer chaque jour et chaque soir de nouveaux spectateurs. Depuis sa création en 2008, le festival a su chaque année attirer de nouveaux spectateurs et désormais ce sont 11 000 élèves de la maternelle au lycée qui peuvent bénéficier de représentations qui leurs sont totalement réservées et entièrement gratuites. De même 15 000 spectateurs peuvent  assister aux différentes représentations tout public proposées dans les salles combles du festival KOM I DI.
Si le festival est populaire à tous les sens du terme, il se veut également solidaire. Cette solidarité s’exprime bien entendu par la programmation d’une offre théâtrale de grande qualité là où elle était rare mais également par :
  • une organisation entièrement bénévole
  • une politique tarifaire particulière, où des spectacles sont proposés à un prix modique pour éviter toute exclusion sociale et pécuniaire
  • une pré-réservation de 40% des places  favorisant l’accès aux spectacles pour les  enfants des écoles et des collèges des communes partenaires qui peuvent ainsi inviter leurs parents à une représentation dans le cadre d’une sortie en famille. Il en est de même pour  les associations locales qui peuvent réserver également avant les autres publics
  • un efforts particulier en direction des publics scolaires afin de permettre aux enfants qui n’ont pas la chance d’être nés dans un milieu favorisé culturellement et économiquement, d’être malgré tout sensibilisés à l’éducation artistique, à la fois pour contribuer à leur réussite en tant qu’élève, mais surtout contribuer à leur émancipation.